Inflammation chronique visible et invisible

par | 4 Juil 2024 | Articles | 0 commentaires

  • L’INFLAMMATION CHRONIQUE VISIBLE ET INVISIBLE

    Conférence du Docteur Jean Maurice Clercq, dentiste homéopathe, résumé de la conférence du congrès Odenth de La Rochelle 2015

    Par le Dr Catherine Rossi

    L’inflammation permet de se défendre d’agents extérieurs, c’est une réponse normale face à l’atteinte d’un tissu vivant, c’est un processus bénéfique pour l’organisme.  Mais l’inflammation chronique est un danger car elle pervers l’information immunitaire. Dans la bouche, les inflammations chroniques sont très fréquentes et on les considère chroniques au-delà de 15 jours de persistance.

    Cette inflammation chronique est la plus dangereuse car lors du passage à la chronicité vont se trouver juxtaposées des phases d’inflammation aigue en progression et des phases chroniques.

    La haute autorité de santé dit que 8 patients sur 10 présentent des inflammations gingivales, 47 % des patients ont des poches de plus de 4 mm autour des implants ce qui provoque des péri implantites. Ces résultats très élevés montrent l’importance de la prise en charge en urgence de ces maladies parodontales chroniques. Car en effet il a été prouvé que les mécanismes anti inflammatoires et de prorésolution de nos organismes sont intimement liés. Les défauts dans la résolution de l’inflammation prédisposent au développement de maladies chroniques. L’inflammation chronique peut aussi conduire au phénomène d’éreintement qui amène la perte de la fonction effectrice des lymphocytes T. L’inflammation est donc une source d’immuno suppression et d’immuno sénescence par le vieillissement du système immunitaire. Bien des pathologies courantes sont dues à des inflammations chroniques et incontrôlables. Elles sont bien identifiées. Ce sont les AVC, l’athérosclérose, l’hypertension artérielle, le diabète, l’obésité, la polyarthrite rhumatoïde, la DMLA, les pathologies dégénératives des disques inter vertébraux, la dépression et autres troubles neurologiques dont les troubles bi polaires et les neuro dégénérescences comme le Parkinson ou l’Alzheimer.

    Parmi les sites inflammatoires susceptibles de déclencher ces pathologies nous retrouvons spécifiquement ceux de la sphère buccodentaire, dont la parodontite et la gingivite. Une étude américaine a démontré il y a quelques années que chaque millimètre de perte osseuse multiplie par 4 le facteur de risque de cancer de la tête et du cou.

    Des études en 2015 aux USA montrent d’une manière indubitable que la parodontite et la gingivite sont des maladies inflammatoires dysbiotiques, c’est-à-dire qu’elles rependent un nombre accru d’antéro toxines qui atteignent les organes cibles lorsque la perméabilité vasculaire est augmentée. Les microbes utilisent à leur profit les messages inflammatoires. Cette subversion va faire passer l’homéostasie des constantes immunitaires à un état de déséquilibre pathologique, affectant des sites extrabuccaux comme l’athérosclérose, l’évolution défavorable de la grossesse par atteinte du placenta, la polyarthrite rhumatoïde, la pneumopathie par inhalation d’agents pathologiques et le cancer.

    En cas de maladie parodontale la réponse immunitaire de l’hôte se trouve dérégulée et incapable de contenir la progression bactérienne pathogène. Une réponse immunitaire mal contrôlée de l’hôte peut à son tour générer un cycle pathogène auto entretenu dans lequel la dysbiose et l’inflammation se renforcent mutuellement. En effet les bactéries du sillon gingivo dentaire ont le pouvoir du subvertir les voies de signalisation de l’hôte et permettent ainsi d’installer une nouvelle inflammation chronique dans des sites extra buccaux.

    Au niveau cardio vasculaire, l’augmentation de l’inflammation systémique accrue, se fait de 2 voies possibles :

    • Bactérienne par la circulation sanguine, bactériémie, les cytokines pro inflammatoires générées dans la gencive passent par le système circulatoire et induisent une réponse de phase aigüe du foie.
    • D’autre part, les bactéries porphyromonas gingivalis peuvent entrainer des altérations du microbiote intestinal aboutissant à l’induction indirecte d’une inflammation systémique.

    En ce qui concerne la grossesse, une gingivite maternelle associée à la grossesse donne un risque accru de grossesse défavorable tel qu’un petit poids à la naissance, une prématurité, une fausse couche et aussi la naissance d’un enfant mort-né. Ceci peut se passer par 2 mécanismes, un bactérien qui passe dans la circulation jusqu’au placenta et la circulation fœtale, un autre par des médiateurs de l’inflammation produits localement dans le parodonte et qui passent dans la circulation systémique, stimulant une phase aigüe qui affecte le placenta et le fœtus. La bactérie responsable serait fusobactérium nucléatum, mais également le porphyromonas gingivalis est capable de coloniser le placenta et les tissus fœtaux.

    En ce qui concerne la polyarthrite rhumatoïde, porphyromosas gingivalis est impliqué en retardant la cicatrisation des tissus parodontaux et en entrainant la production d’une enzyme qui entre en relation croisée avec les anticorps spécifiques de la polyarthrite rhumatoïde, pour aggraver cette pathologie.

    En ce qui concerne les affections respiratoires, parlons en premier lieu de la pneumopathie par inhalation. L’inhalation du film bactérien buccal est préjudiciable chez les sujets âgés et immuno déprimés. Ce bio film se compose d’un mélange d’espèces bactériennes dont les interactions poly microbiennes synergiques pourraient également se produire dans les tissus pulmonaires. La maladie parodontale est considérée comme un facteur de risque de mortalité par inhalation chez les sujets âgés.

    Deuxièmement la broncho pneumopathie chronique obstructive. Toujours avec le porphyromonas gingivalis associé au pseudomonas aeruginosa dans le liquide trachéal lors de poussées aigues. Il induit une apoptose, c’est-à-dire une auto destruction cellulaire, en réponse à un signal donné par ces bactéries. Des recherches récentes ont montré qu’une parodontite multipliait par 2 le nombre d’AVC et de maladies coronaires, elle multipliait par 4 les maladies respiratoires et elle multipliait par 7 les accidents de grossesse. Il est donc fondamental de nos jours de ne plus passer à côté d’une maladie parodontale en mettant systématiquement en première intention une action locale pour éliminer l’inflammation par les techniques de parodontie habituelles. L’inflammation chronique parodontale peut également avoir une cause médicamenteuse ou une cause de pathologie générale. Notre action dans ce cas-là sera minime mais il faudra en discuter avec le médecin traitant.

    Par contre il existe des pathologies parodontales chroniques ayant pour origine un affaissement immunitaire, à cause d’une flore intestinale déséquilibrée, en cas de dysbiose, en cas de déséquilibre acido basique du milieu extra et intra cellulaire, du également à une charge environnementale par des désordres de vies, du stress, le tabac ou l’alcool mais également une intoxication aux métaux lourds, ou une augmentation des radicaux libres. Grace aux médecines naturelles et à la naturopathie, nous pouvons avoir une action dans ce dernier domaine.

    Nombreux sont les patients qui considèrent les maladies parodontales comme une fatalité et ne sont nullement alertés par un saignement de gencives, ne font donc aucune relation entre leur état dentaire et leur état de santé. Quand les inflammations chroniques récidivantes se situent sous la dépendance d’un déficit immunitaire, il existe peu de thérapies satisfaisantes autant en allopathie qu’en homéopathie, il faut donc trouver d’autres voies pour soigner ces cas chroniques compliqués.

    Le dysfonctionnement immunitaire est maintenant bien connu, la cascade de dérégulation des protéines aboutissant à la perversion du message pro inflammatoire et aux désordres pathogènes auto immun a fait l’objet de nombreuses études. Cela a permis de mettre au point une parade immunitaire grâce à la technique de la micro-immunothérapie qui s’appuie sur des découvertes scientifiques les plus récentes de la recherche en immunologie.

    La micro-immunothérapie se donne à des doses homéopathiques car elles sont du niveau de l’information inter cellulaire. On utilise des basses dilutions autour de 5CH pour activer et stimuler les systèmes paresseux, on utilise les moyennes dilutions pour réguler ce qui est dérèglé en positif ou en négatif et on utilise les hautes dilutions de 12 à 27CH pour modérer les messages du remède. La micro-immunothérapie vise à réinformer la nature immunitaire déficiente de l’inflammation en lui demandant de réactiver sa cascade séquentielle de processus de guérison devenu défaillant. Elle modulera et réinformera les messages perturbés par un traitement approprié constitué des substances diluées issues du système immunitaire tel que les interféron, interleukines, cytokines, fragments d’ADN, d’ARN et des facteurs de croissance etc… la micro-immunothérapie ne prétend pas se substituer aux défaillances immunologiques comme le fait la médecine classique mais permet de relancer le système immunitaire dans sa dynamique originelle. C’est donc un remède parallèle. Afin de calmer un système immunitaire engendrant de l’inflammation chronique, le remède, qui s’appelle le 2LINFLAM, est produit par un laboratoire belge, le laboratoire Labo’Life.  Leur numéro de téléphone est le 0032 81 40 87 81.

    La composition de ce médicament vise à balancer les voies inflammatoires endogènes et à moduler les conséquences métaboliques délétères découlant des processus chroniques inflammatoires.  Il se compose de séquences de réinformations qui sont données pendant au minimum 3 mois. On l’utilise en cas d’inflammation chronique dans les déséquilibres métaboliques et hormonodépendants en attendant que la cause du problème soit résolue. Cela module et protège l’organisme de conséquences graves.

    Ce laboratoire possède également un deuxième complexe micro-immunothérapeutique qui s’appelle le 2LOSTEO-N qui stoppe la déminéralisation en 4 à 6 mois, et permet une consolidation dentaire. C’est un excellent remède pour l’ostéopénie due à la ménopause. On peut l’utiliser également pour les péri implantites ou les difficultés d’intégration des implants.

    Congrès Odenth www.odenth.com

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